Budget participatif, référendum local, co-construction : Belle-Rive esquisse la démocratie de demain
Guillaume Desmoules interviewé par Dounia Lemmouchia
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Six ans dans l'opposition à regarder un maire gouverner seul, en monologue, sans ses adjoints, sans la population. Six ans à constater que la démocratie locale se résume à une urne. Guillaume Desmoules, tête de liste « UNI pour Belle-Rive », en a tiré une conviction : le pouvoir municipal doit changer de mains — pas seulement de titulaire.
Son programme a été co-construit avant même d'exister : questionnaire public, réunions ouvertes, remontées de terrain. Pendant que le maire sortant décidait puis consultait, lui écoutait d'abord. La différence n'est pas de méthode — elle est de philosophie du pouvoir.
Mesure centrale : 5 % du budget d'investissement remis directement aux citoyens, sous forme de budget participatif ancré dans les quartiers. Non comme gadget, mais comme reconnaissance que les habitants savent ce dont ils ont besoin mieux que n'importe quel élu. Il envisage également le référendum local pour tout projet d'envergure non discuté en campagne — une forme de RIC municipal assumée, même si le mot le fait encore hésiter.
Sur le parrainage présidentiel, il tranche sans détour : acte politique assumé, cohérent avec l'orientation de sa liste. On ne lui reprochera pas au moins de se cacher derrière une fausse neutralité.
La vraie question que pose sa candidature : si un programme entier peut être construit avec les habitants avant l'élection, pourquoi les décisions s'en affranchiraient-elles après ?
Titre et description par Alex Jade, Captation Audio et Photo par Dounia Lemmouchia